MAHI

PLASTICIEN

Chute des corps

Le travail actuel de Mahi est un essai de transposition séculière et amorale de la représentation religieuse de la chute des damnés-sujet récurent dans l’histoire de l’art sacré. Amorale, parce qu’il ne s’agit plus de montrer ici une quelconque pénitence vers les enfers de ceux qui n’ont pas respecté la parole divine, mais d’évoquer plastiquement un monde et un espace, qui n’ont pas de sens, dans tous les sens : sans dessus-dessous. C’est pourquoi l’expression «chute des corps» a été préférée, elle renvoie à la situation objective de tout corps soumis à la gravitation universelle. Cependant, en toute rigueur, la notion de chute n’est pas toujours adéquate. En apesanteur, le verbe choir n’a pas de sens. Pas de haut, pas de bas (pas de paradis, pas d’enfer), donc pas de chute. Les corps errent, ils ne tombent pas. Mais cette errance sans but n’est pas fatalement triste, elle peut être vécue dans un désespoir joyeux : les corps se laissent bercer, dansent, dans une sorte de farandole dionysiaque.

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