François D'ARDAILHON                                                       PEINTRE

 

Ma peinture est un travail de recherche dans le cadre de l’abstraction picturale et de son sens. Peinture ordonnée sur la toile par un ensemble de moyens techniques tirés de la simple observation de la nature et de ses effets sous toutes ses formes visibles, accessibles à nos yeux.

Ma façon de peindre est influencée, pour une partie, par la peinture extrême orientale. La technique chinoise ancestrale (IXème siècle) dite de « l’encre éclaboussée » et du « style sans contrainte » est issue du vieux bouddhisme chinois. Toutes formes sur la toile apparaissant comme « non laborieuse » et, pour se faire, l’acte qui y conduit était appelé dans l’ancienne Chine « Peindre sans laisser de traces » ou encore, la peinture doit avoir « l’allure débridée d’un cheval échappé » énergie qu’aucun reliquat maladroit ne peut trahir, énergie issue du procédé même d’élaboration.

 

L’érosion des matières est transcrit par des effets de ravinements, de décantations, de coulures, d’aspersions, de fragmentations, de dépôts d’effets d’inondations multiples, effets d’arrachements, de soufflements, de dilution, de dérives, de glissements, etc…

Chaque toile peinte est le récit d’une aventure intérieure qui ne peut se dire avec des mots. Chaque toile en gestation est une aventure à soi et un mystère qui avance en soi. Chaque toile est peinte (non écrite) car ce qu’elle évoque ne peut se dire autrement à l’autre.

 

 

Né en 1957, François D’Ardailhon est architecte DPLG et commence la peinture en 1988 après avoir suivit des cours à l’Ecole d’Architecture et aux Beaux-Arts de Toulouse. Ses influences non-figuratives occidentales sont De Staël, Motherwell, Sam Francis, De Kooning… ainsi que orientales avec Xingjian, Zao-Wou-Ki, Chu-Teh-Chun ou encore Hitoshi Mori.